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    « Le vent, plus sagement que nous, s’aime à bruire, à s’agiter, et se

    contente en ses propres orifices, sans désirer la stabilité, la solidité,

    qualités non siennes » (Montaigne)

     

    C’est pourquoi il use les montagnes, qui ne l’usent pas…               

     

    On voudrait l’Éternité : que tout demeure, que rien ne change, qu’amour rime

    avec toujours, bonheur avec torpeur, enfin que la vie soit à l’abri du temps, du devenir,

    de l’inconstance – d’elle-même. Mais ce serait déjà une image de la mort…

    Car vivre, c’est durer, mais point indéfiniment, c’est changer, c’est vieillir.

    L’Éternité – du moins celle de la religion et des Sages - n’est pas de ce monde.

    A vouloir l’Éternité, c’est la vie que l’on trahit.

    Seuls les morts sont immortels ; seul le néant est immuable.

     

    Alors ? Alors il est nécessaire d’accepter cette impermanence de tout

    et accepter de changer, d’évoluer tout le temps…

    Et aimer cette vie éphémère et inconstante, l’aimer plus que tout.

     

    Mais comment serait-on heureux autrement ?

    Le bonheur c’est un changement heureux, et c’est ce qu’on appelle la Joie :

    disons, pour paraphraser certains grands philosophes, « le passage à une perfection

    supérieure »**, en sachant toutefois que la perfection absolue n’existe pas…

     

    Si la société tient debout, malgré la crise, le chômage et si nous survivons sans trop

    de dommage aux bouleversements du monde, c’est que nous avons appris à évoluer,

    à improviser, à nous adapter… Davantage de risques et de fragilité aujourd’hui,

    c’est davantage de changements et de liberté, et c’est notre force !

     

    Les dinosaures sont morts pour n’avoir pas su évoluer, pour n’avoir pas su s’adapter

    ni improviser car c’était leur instinct. Ce qui nous en différencie est l’Esprit…

    Et nous ne cessons de nous libérer ainsi – par la culture, la révolte, l’invention,

    la solidarité – et c’est que qu’on appelle l’esprit.

    Non ! La modernité n’est pas vouée à la folie, ni la sagesse aux musées.

    Le réel est le plus fort toujours… Le réel et le présent.

    Il n’y a rien d’autre à connaître, rien d’autre à aimer.

    Avec leur changements, leurs adaptations nécessaires. Rien ne demeure :

    tout devient, tout paraît et disparaît.

     

    Alors il faut tenir bon. Comment quand tout s’en va ? Résister ?

    Sans doute, mais certainement pas en restant immobile.

    Mieux vaut nager avec le courant, mieux vaut lâcher prise –pas tomber !-

    et changer dans l’universel changement, trouver toujours de nouvelles solutions

    à de nouveaux problèmes, sachant que rien ne demeure,

    que tout n’est que passage et changements perpétuels.

     

    Ça, c’est la sagesse du vent… Et c’est la seule.

     

    ** Spinoza

     

    La Sagesse du vent

     

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    Bien cuisiner les Blettes (bettes dans certaines régions)

     

    La blette demande une préparation rapide avant de passer à la casserole !

     

    Moins de 10 minutes sont nécessaires pour pouvoir confectionner quelques

    délices avec ses côtes et ses feuilles.

     

    Voici quelques idées et suggestions pour dévoiler toute sa richesse gustative

     

    En un tour de main

     

     Avant de cuire les blettes détachez leur peau fibreuse, peu agréable en bouche.

     

    Pour cela :

     

    Rincez consciencieusement les légumes sous l’eau et séchez-les.

    Utilisez un panier à salade pour égoutter convenablement les feuilles

    Séparer les côtes des feuilles, qui ne réclament pas le même temps de cuisson

    Brisez les côtes de blette en deux à la main 

    Tirez sur la peau d’un côté, puis de l’autre, pour supprimer les fibres

     

    Les modes de cuisson

     

    La blette crue à une saveur terreuse, peu plaisante.

    Avant de les utiliser dans vos recettes, il faudra donc passer les blettes

    par la case cuisson

     

    -10 minutes à l’autocuiseur, pour les côtes coupées en tronçon

    (ou 5 minutes seulement pour les feuilles)

     

    -15 minutes à l’eau bouillantes, additionnée de deux cuillères à soupe de vinaigre

    ou de citron pour éviter qu’elles ne s’oxydent

     

    -De 5 à 7 mn aux micro-ondes, uniquement pour les feuilles, dans un fond d’eau

    additionné d’une noisette de beurre ou d’un filet d’huile d’olive

     

    Après cette cuisson, faites-les revenir quelques instants dans du

    beurre pour faire ressortir leur goût

     

    Mariages et assortiments

     

    Utilisez le vert comme le blanc des blettes pour cuisiner des plats délicieux et gourmands

     

    Avec les feuilles, préparez :

     

    -Des gnocchis, mélangés avec de la semoule et un peu d’huile d’olive

     

    -Une omelette ou une farce, délicatement parfumée par un hachis de feuilles

     

    -Une aumônière ; que vous farcirez avec un mélange de viande ou de poisson, et de légumes

     

    Les côtes de blette seront délicieuses

     

    -En gratin, avec de la béchamel ou une sauce tomate, des échalotes et un peu de parmesan râpé

     

    -Sautées à la poêle avec des petits lardons, puis mijotées dans un peu de bouillon

    de viande ou de légumes

     

    -En quiche ou en tarte

     

    -En soupe

     

    -En salade, une fois les côtes cuites à l’eau, relevées d’huile d’olive,

    de citron et d’ail

     

    Ou en tourte sucrée même, comme à Nice, avec des pignons, des raisins secs, des pommes,

     

    de la poudre d’amande, des œufs et de la cassonade

     

     

    NUTRITION ET BIENFAITS

     

    A la loupe, les données de base

     

      -Calories (kcal pour 100 g)                                     20,6

    -Protides (g pour 100 g)                                           1,88

     -Glucides (g pour 100 g)                                         2,03

     -Lipides (g pour 100 g)                                           0,08

     

    Vitamines

     

    -Vitamine C (mg pour 100 g)                                  18

    -Vitamine B9 (μ pour 100 g)                                   10

        

     

    Minéraux

     

    -Potassium (mg pour 100 g)                                 549

    -Sodium (mg pour 100 g)                                     208

    -Magnésium (mg pour 100 g)                                81

     

    Oligo-éléments

     

    -Bêta-carotène μ pour 100 g)                               3650

    -Fer (mg pour 100 mg)                                          2,26

     

     

    En plus de sa haute teneur en vitamines, la blette est riche :

     

     

    -En fibres (2,1 g/100 g en moyenne)

    -En phosphore (33 mg/100 g en moyenne)

     

    Source : CIQUAL (blette cuite)

     

     

    Bien cuisiner les Blettes (bettes dans certaines régions)

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