• COMMENT EN FINIR AVEC L'OBSESSION DU BONHEUR

     

     

    S’il y avait une recette du bonheur, cela se saurait et tout

    le monde serait heureux !

     

    Mais à en voir tous les livres de développement personnel

    qui inondent les librairies, c’est une vraie tendance

    de notre société actuelle.

     

     

    Tout le monde semble obnubilé par le bonheur.

    Mais comment faire pour que cela cesse d’être une obsession ?

     

    Qu’est-ce-que le bonheur aujourd’hui ?

    Peut-on être heureux sans être libre ?

    Pour trouver le bonheur faut-il le chercher ?

    Rassurez-vous, nous n’allons pas vous faire un cours de philosophie ou vous

    refaire passer l’épreuve du bac.

    Il faut néanmoins reconnaître que « comment vivre heureux ? »

    est une question récurrente dans notre vie.

     

    Mais qu’est-ce que le bonheur ?

    Vaste sujet sur lequel d’illustres personnages comme Épicure, Aristote, Spinoza,

    Diderot et bien d’autres ont planché parfois toute leur vie.

    Pour les hédonistes, le bonheur est lié au plaisir des sens ;

    pour les Stoïciens c’est le contraire, le bonheur se trouve dans la maîtrise de soi

    qui consiste à écarter toute passion. Du côté des philosophes des Lumières,

    le bonheur doit être collectif et politique.

     

    Et de nos jours, qu’est-ce que le bonheur ?

    Une réussite professionnelle ?

    Être en bonne santé ?

    Avoir des amis ?

    Fonder une famille ?

    Être riche ?

    C’est apparemment tout cela à la fois.

    Mais est-ce un but réellement atteignable ?

     

    Le bonheur, un impératif ?

    Aujourd’hui, pour se sentir heureux il faudrait tout réussir, partout,

    pour tout et avec tout.

    Un vrai défi qui pourrait paradoxalement nous rendre malheureux,

    voire même provoquer une dépression si "toutes les cases ne sont pas cochées".

     

    Un objectif qui peut devenir une vraie tyrannie pour soi-même.

     

    Pour le romancier et essayiste français Pascal Bruckner,

    « Nous sommes la première société dans l’histoire à rendre les gens malheureux

    de ne pas être heureux ».

    L’auteur de L'Euphorie perpétuelle : essais sur le devoir de bonheur estime

    en effet que cette course au bonheur, cet impératif de perfection,

    est une vraie source d’inquiétude et d’angoisses.

    Pourtant, selon l’écrivain, « les 80 % de notre vie sont faits de moments neutres,

    ni heureux ni malheureux ».

     

    Mais comment arrêter d’être obnubilé par le bonheur, par cette quête inatteignable 

    qui vire, pour certains, à une véritable obsession ?

    Faut-il tout envoyer promener et abandonner toute bonne résolution ?

    Au diable le sport, les cures détox, les amis et le boulot ?

    Pas question !

    Il s’agit plutôt de connaître ses limites et de ne pas forcément chercher à les dépasser.

     

    Déterminez vos limites et trouvez vos propres réponses

    N’appliquez pas à la lettre tous les conseils de développement personnel

    et faites le tri sans culpabiliser. Piochez ce qui vous convient et

    laissez tomber ce qui vous semble impossible à atteindre.

    Arrêtez de vous mettre la pression !

    Vous n’arrivez pas à tenir quotidiennement votre carnet de gratitude ?

    Laissez tomber !

    Vous lever avant le soleil pour faire des exercices de yoga vous semble insurmontable ?

    Ce n’est pas grave !

     

    Évitez aussi de vous comparer aux autres.

    Votre voisin vous semble avoir une vie plus heureuse que la vôtre ?

    Pourtant ce n’est peut-être qu’une façade et ce qui peut sembler parfait

    et lisse de l’extérieur s’avère parfois totalement anarchique en profondeur.

    Suivez votre petit bonhomme de chemin et arrêtez de courir après la perfection.

    Ce n’est pas aux autres de vous dire comment trouver le bonheur mais à vous

    de trouver vos propres réponses.

     

    Halte donc au bonheur de façade et si vous avez envie de râler,

    de bouder, de pleurer : ne vous privez pas !

    Enfin, gardez en tête qu’il existe une distinction entre « être heureux »

    et « se sentir heureux ».

     

    Il y a en effet une grande différence entre ce que l’on est

    et ce que l’on sent : à méditer…

     

    (Source : passeport Santé)

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  • Commentaires

    1
    Lundi 29 Avril à 16:20

    Le bonheur, vaste sujet.

    Le développement personnel ne conduit pas forcément au bonheur. Il permet en général de mieux se connaître et d'éviter quelques ennuis. C'est déjà cela. C'est ce qu'enseignaient les philosophes antiques qui prônaient l'ataraxie.
    Les optimistes ont beaucoup de chance : en moyenne ils sont plus heureux. Eviter remords et regrets, c'est  une grande aide. Se battre pour un objectif, être occupé, avoir des projets.
    De nos jours, je crois aussi qu'il faut apprendre à nos enfants à ne pas tout le temps regarder ce qu'a le voisin et en être jaloux. C'est la pire des tortures

    Et surtout, comme les épicuriens à profiter de l'instant présent, des petites joies de tous les jours, sans attendre le nirvana : Carpe diem disaient les anciens.

      • Lundi 29 Avril à 19:43

        Ah oui, entièrement de ton avis Papynet, tu es un sage !

        Merci de ton commentaire et de ton passage.

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